Notre Mot A Dire n°147 octobre 2017

FIERS D’ÊTRE LIBRES ET INDÉPENDANTS FIERS D’ÊTRE FORCE OUVRIERE

En décidant d’appeler le 16 novembre 2017 à manifester contre les ordonnances avec la CGT et Solidaires, FORCE OUVRIERE achevait un long processus de reprise en mains par les syndicats de leur confédération. Episode rarissime dans l’histoire du mouvement syndical, voire l’histoire sociale, les syndicats, la base de la confédération, venaient de l’emporter. Certes il eut été préférable que pareille mésaventure ne se produise pas car durant ces mois de « flottement », le pouvoir en a largement profité pour mettre à bas un pan entier du Code du Travail dont tous les effets nocifs ne sont pas encore perçus, mais au final le fonctionnement fédéraliste a permis d’y parer. Le vote du Comité confédéral national des 28 et 29 septembre 2017 en fut l’expression en adoptant une résolution à 85 % des présents, résolution qualifiée immédiatement par le Secrétaire général comme une mise en minorité. Pour en arriver là, il est vrai que le militant FO « normalement constitué », libre, indépendant et rebelle ne retrouvait plus ses bases. FO était devenue l’« ami des grands ». On ne parlait plus du fond mais de la méthode. Les Secrétaires d’Union départementale et de Fédération devaient se limiter à la fonction de perroquet. La critique était assimilée à une traitrise et les médias devenaient suspects. Sans compter que certains étaient stigmatisés pour leur appartenance politique ou supposée comme telle. Sauf que FORCE OUVRIERE, ce n’est pas ça. Les femmes et les hommes y sont libres dans des syndicats libres et ils ne regardent pas le doigt quand on leur montre la lune. Profondément attachés à la négociation quand elle produit un gain pour les salariés, ils sont aussi déterminés à agir pour défendre leurs acquis et non enclin à défendre des situations ou des postures pour exister. Pour le 16 novembre 2017, la FEETS FO appelle ses syndicats et ses sections à préparer la grève en organisant des assemblées générales pour informer le maximum de salariés sur les méfaits des ordonnances et de la politique gouvernementale. Comme dans les secteurs du transport routier de marchandise ou portuaire, nous pouvons gagner. Nous pouvons obtenir le retrait des ordonnances MACRON, rien ne nous empêche de bloquer l’économie.

C’est seulement à ce prix qu’ils, gouvernement et patronat, cèderont. Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ! (Victor Hugo)

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